En 2008, un charnier composé d'au moins 35 squelettes, tous des hommes âgés de 16 à 25 ans, a été découvert au St John's College d'Oxford.
L'analyse des marques de blessures sur les os des squelettes a indiqué qu'ils ont été victimes d'un massacre. Les archéologues estiment que cela s'est passé en l'an 1002, lorsque le roi Æthelred le Malavisé, l'époux d'Emma de Normandie, a ordonné le massacre de tous les Danois dans le Royaume d'Angleterre.
La découverte inattendue des squelettes a été faite par les services archéologiques de Thames Valley sous l'une des cours du St John's College de l'Université d'Oxford, où des travaux de construction devaient débuter.
Une fosse commune et de lourdes blessures
Les corps des Vikings ont apparemment été traités sans ménagement. En guise d'enterrement, ils ont simplement été jetés dans une fosse commune sur le site d'un monument néolithique vieux de 4 000 ans. Ceri Falys, une ostéologue des services archéologiques de Thames Valley, a été chargée d'examiner les ossements mis au jour. Elle a découvert une multitude de blessures terrifiantes sur chacun d'entre eux.
Dès les premières investigations sur le site, il était apparu que de nombreux crânes avaient été fracturés ou écrasés, mais après les avoir reconstitués, elle a découvert que beaucoup d'entre eux étaient couverts de blessures par lame et par perforation, principalement à l'arrière de la tête. L'une des victimes a notamment eu le bassin transpercé de coups portés par derrière et sur son flanc, et a aussi reçu d'importantes blessures par lame au crâne, suggérant qu'il a été attaqué de toutes parts par au moins deux assaillants différents.
Il est plus que probable que ces blessures aient été dans leur grande majorité létales, avec la chair entaillée jusqu'à l'os et des artères sectionnées. "Habituellement, lorsque des individus sont impliqués dans des combats au corps à corps ou sont attaqués, il est possible d'en trouver les traces sur les os", a expliqué Ceri Falys, avant d'ajouter: "Cela laisse des marques sur les avant-bras lorsqu'ils lèvent les bras pour se défendre, mais il y en a peu sur ces squelettes, quels que soient ceux qui les ont attaqués, il est probable qu'ils ont juste essayé de s'enfuir."
Le massacre de la Saint-Brice
Il est possible que les squelettes d'Oxford aient été victimes d'un événement appelé 'le massacre de la Saint-Brice', enregistré dans un certain nombre de chroniques et sources écrites. Le roi saxon Æthelred le Malavisé craignait que les Danois ne complotent pour prendre le contrôle du pays et ne parvenait pas à endiguer la résurgence des raids vikings. Il prit alors la décision d'ordonner le massacre de tous les Danois du Royaume d'Angleterre, après avoir été informé d'un complot visant à l'assassiner.
Le massacre se déroula le , jour de la fête de saint Brice. Une charte émise par Æthelred en 1004, décrit comment les Danois d'Oxford tentèrent de se réfugier dans l'église de Frithuswith afin échapper à la vindicte de la foule qui mit le feu au bâtiment pour les tuer.
La datation par le radiocarbone des osssements a indiqué que les corps avaient été jetés dans cette fosse entre 960 et 1020. D'après Sean Wallis, l'archéologue qui a dirigé les fouilles, c'est une preuve irréfutable que le charnier est lié à la Saint-Brice. "Nous avons trouvé des traces de carbonisation sur certains os, mais pas dans le sol qui les entoure. Cela correspond bien aux sources documentaires selon lesquelles les corps pourraient avoir été partiellement brûlés avant d'être enfouis", a-t-il précisé.
Des Vikings de 1ère ou 2ème génération
L'analyse isotopique des os a montré que les hommes avaient eu une alimentation riche en fruits de mer. Il s'agit d'une découverte inhabituelle étant donné qu'ils vivaient à l'intérieur des terres de ce qui allait devenir l'Angleterre. Les chercheurs en déduisent qu'il pourraient s'agir de Vikings de première ou de deuxième génération.
Un charnier similaire a été découvert l'année dernière par Oxford Archaeology lors des travaux de construction de la rocade de Weymouth.
La datation par le radiocarbone a révélé une période similaire. Là aussi, il n'était question à nouveau que de jeunes victimes de sexe masculin, ce qui indique que le massacre anglo-saxon perpétré contre les Vikings lors de la St Brice pourrait avoir été national.
Un danois de Rebild, dans le Jutland du Nord, a fait une découverte spectaculaire alors qu'il aménageait une terrasse dans son jardin : plus de 18,5 kilos d’argent enfouis dans le sol. Il s’agit du plus important trésor d’argent de l’époque viking jamais trouvé au Danemark.
Ce trésor est presque trois fois plus important, a déclaré le Nordjyske Museer (Musée historique du Jutland du Nord) dans un communiqué de presse, que le plus grand trésor d'argent de l'Âge Viking découvert à ce jour dans le pays - le trésor de Terslev, d'un poids d'environ 6,5 kilogrammes, sur l'île de Seeland en 1911.
Caché dans le sol dans un récipient en argile au cours du IXème siècle, le trésor de Rebild se compose d'environ 700 objets et divers morceaux d'argent. Parmi de nombreux lingots, se trouvent également des bracelets, 47 pièces de monnaie entières et des pièces découpées, ainsi qu'un petit marteau de Thor.
"Cette découverte est capitale pour notre compréhension de l'Âge Viking au Danemark. Non seulement en raison de son importance, mais aussi parce que ce trésor illustre parfaitement le rôle de l'argent comme symbole de richesse et moyen de paiement à cette époque. C'est comme découvrir un coffre-fort de l'époque viking", a déclaré Torben Sarauw, responsable du patrimoine culturel et archéologue au Nordjyske Museer.
La tombe d'une femme du VIIIème siècle a été mise au jour par Arkæologi Vestjylland à Skonager, dans le Jutland occidental. Les dents et les fragments de tissu, exceptionnellement bien conservés, pourraient révéler de précieuses informations sur la tenue qu'elle portait et d'autres aspects de la vie à l'époque viking.
La sépulture ARV 661 se trouve à Skonager, une localité rurale près de la ville de Varde. Il s'agit de la tombe d'une femme enterrée dans un cercueil placé dans une fosse, sa tête reposant sur un coussin de pierre.
Mais le plus remarquable, ce sont deux broches en bronze ou en argent, appelées broches tortues, découvertes avec plusieurs fragments de tissus. Lise Ræder Knudsen, spécialiste des textiles anciens, est en charge de l'analyse des textiles, avec le soutien de la Fondation Agnes Geijers.
Une équipe d'archéologues polonais et danois mène sa deuxième campagne de fouilles au pied de la Colline d'Argent, au nord de l'ancienne Wolin. Leur objectif, entre autres choses, est de déterminer le rôle des Vikings dans la fondation de la ville et de localiser l'emplacement du port de Wolin au début du Moyen Âge.
Différentes parties de Wolin, en Poméranie Occidentale, font l'objet de recherches archéologiques depuis près de 200 ans. Les premières fouilles remontent à 1828.
Bien que les scientifiques connaissent bien l'histoire de ce lieu, de nombreuses anciennes hypothèses peuvent désormais être vérifiées et de nouvelles peuvent voir le jour grâce aux méthodes de datation plus précises et à la possibilité de réaliser, par exemple, des études isotopiques.
Les travaux de l'été 2026 s’inscrivent dans la continuité d’un projet de recherche triennal lancé l’année dernière par des scientifiques de l’Institut d’Archéologie et d’Ethnologie de l’Académie polonaise des Sciences (IAE PAN) et de l’Université d’Aarhus (AU).
Le Manx National Heritage a annoncé le retour d'une croix millénaire, ornée d'une inscription runique, dans son lieu d'exposition. Considérée comme l'un des plus remarquables monuments du haut Moyen Âgede l'île de Man,les travaux de conservation ont fourni l'opportunité d'en apprendre davantage à son sujet.
La croix d'Osruth, un monument du Xème siècle décoré de sculptures de l'époque viking et d'une inscription runique encore visible aujourd'hui, a été réinstallée fin juin 2026 à l'intérieur de la chapelle royale de St John's, près de Tynwald Hill.
Pour Christopher Weeks, responsable de la conservation et de la préservation des collections du Manx National Heritage (MNH), le projet concernant la croix d'Osruth visait à protéger tout un pan essentiel de l'histoire de l'île. "Il s'agit de l'une des plus importantes des quelques 200 croix mannoises que nous possédons.", a-t-il déclaré.
Un vaste site datant de l'Âge Viking a été fouillé à Søften par des archéologues du Musée Moesgaard. Leurs découvertes font état d'un important complexe de productions artisanales spécialisées qui ont, selon toute vraisemblance, servi à approvisionner Aarhus en textiles et objets divers.
Le site se trouve dans le Jutland central, à 10 kilomètres au nord d'Aarhus et à 4 kilomètres de Lisbjerg où, en 2025, de riches tombes étroitement liées à la cité d'Aros - le nom originel d'Aarhus qui était à l'époque le centre du pouvoir royal et une place commerciale internationale- ont été mises au jour par une équipe du Musée Moesgaard [Lire sur Idavoll: Un site funéraire aristocratique de l'époque viking découvert au nord d'Aarhus].
En 2024, à seulement 5 kilomètres environ de Søften, un trésor d'argent datant de l'époque viking a été découvert en 2024 par un jeune étudiant à Elsted [Lire sur Idavoll: Un trésor d'argent de l'Âge Viking découvert près d'Aarhus].
Désormais, c'est toute une zone d'activité dédiée à la transformation du lin, ainsi qu'un grand nombre de maisons semi-enterrées qui ont été mises au jour à Søften entre août 2025 et juin 2026.
De précédentes recherches et plusieurs milliers d'artefacts ont déjà établi l'importance capitale de Woodstown concernant l'histoire des Vikings en Irlande. Si aucun vestige de bâtiment en surface ne témoigne encore à ce jour de l'ampleur du site, de nouvelles investigations ciblées pourraient prochainement donner à voirla plus grande maison longue viking du pays.
La cérémonie de la première pelletée de terre marquant l'ouverture du chantier a eu lieu le lundi 8 juin 2026 dans un champ du hameau de Woodstown, à proximité de la très fréquentée voie verte de Waterford, juste à l'ouest de la ville de Waterford.
Cette nouvelle campagne de fouille financée par la Royal Irish Academy, le Conseil municipal et le Conseil du comté de Waterford, réunit une équipe internationale composée d'archéologues et de chercheurs d'Abarta Heritage, du Discovery Programme: Centre for Archaeology and Innovation Ireland, de l'Université et du Musée de Stavanger en Norvège.
L'un des principaux objectifs de leurs travaux a consisté à étudier ce que les chercheurs pensent être les fondations d'une structure de taille considérable, repérées lors de prospections géophysiques, afin d'en comprendre la construction et le rôle.
"S’il s’agit d’une maison longue, alors ce sera la plus grande maison longue viking connue en Irlande. Nous espérons trouver des structures et des artefacts à l'intérieur du bâtiment. Il se peut qu'il ait eu une fonction particulière", a exposé Håkon Reiersen, chercheur et archéologue travaillant à l'Université de Stavanger, qui a participé aux fouilles.
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