L'équipement, les armes et le combat à l'Âge Viking
L'équipement, les armes et le combat à l'Âge Viking
Sommaire
Préambule
L'équipement
Le casque
La cotte de mailles
Le bouclier
Les armes
L'épée - Zoom sur l'épée Viking Ulfberht
La lance
La hache
L'arc
La fronde
Combats et stratégies
La Glima, lutte viking
Les incursions et les forteresses circulaires
La condition d’homme libre à l'Âge Viking était liée au droit à la possession et à l’utilisation d'armes et les rois, jarls, ou chefs de clan (hersir) étaient ceux en charge de les fournir. Les armes étaient non seulement pour la bataille, mais aussi des symboles du statut et de la richesse de leur propriétaire. Dans certains poèmes vikings, le port permanent des armes est même conseillé afin d’être prêt au combat à tout moment, de jour et comme de nuit.
Les femmes et les esclaves n’ont pas le droit de porter des armes, même si toute règle a des exceptions, comme l’atteste la découverte de rares sépultures de femmes avec des armes, ou certains écrits comme la saga Gisla. Les plus modestes utilisent leurs outils de travail, éventuellement modifiés.
Les guerriers vikings sont équipés le plus souvent d’une hache ou d’une lance, d'un bouclier de bois, d'un couteau auquel peut s'ajouter une courte épée appelée scramasaxe, et portent parfois sur la tête un bonnet de laine ou de cuir. Ils peuvent aussi utiliser leur arc de chasse pour le combat.
Les plus riches d'entre eux complètent leur équipement par un casque en métal, une longue épée, une broigne, voire une cotte de mailles. Il n’y a pas de trace d’utilisation de vêtements rembourrés (type gambison), ce qui ne veut pas dire qu’ils n’en avaient pas, en particulier en portant une cotte de mailles.
L'équipement
Le casque
Le casque viking est en fer, en forme de bol, avec un nasal auquel sont parfois ajoutées des lunettes. Le casque peut être fabriqué d’une seule pièce, mais généralement il est élaboré à partir de 2 à 4 plaques de fer rivetées ensemble par une bande de fer faisant le tour de la têteà partir du front et 1 ou 2 bandes passant par le sommet du bol.
Certains casques possédaient un camail et/ou des plaques métalliques fixées à la partie en forme de bol afin d'assurer une protection supplémentaire.
Dans la saga Eyrbyggja, Freysteinn est protégé d’un coup d’épée porté au cou par un morceau de corne cousu dans son chapeau de feutre. Mais attention, cela ne signifie pas qu'il y avait des cornes sur les casques de combat! Les seuls casques parés de cornes qui ont peut-être existé auraient eu une fonction rituelle, cérémonielle.
La cotte de mailles
Les sagas mentionnent des brynjer (brynja au singulier, vieux norrois), c'est-à-dire des cottes de mailles sous la forme de longues tuniques, tombant en-dessous de la taille - mais rares sont les exemples retrouvés par les archéologues.
Les mailles sont des anneaux de métal reliés entre eux pour constituer un vêtement de protection. La technique viking d’assemblage des mailles est dite 4 en 1: chaque anneau passe dans les quatre plus proches. Dès les premiers temps de la période viking, tous les anneaux étaient rivetés. Par la suite, une rangée d’anneaux rivetés alternait avec une rangée d’anneaux fermés, ce qui généra un gain de temps de fabrication et un gain de poids sans perte d' efficacité.
Il fallait de nombreuses heures pour produire une telle cotte de mailles, ce qui la rendait très coûteuse. Cela signifie donc qu'elle devait probablement être l'apanage des dignitaires.
Sous la brynja, il y avait sans doute un rembourrage épais servant à absorber la force des coups d'épée ou l'assaut des flèches.
La peau de renne aurait aussi été utilisée comme armure et était réputée efficace.
Les armures composées de plaques n'étaient pas employées, mais l'armure en écailles, ou lamellaire, a pu parfois être portée plus à l'Est puisque des pièces ont été trouvées sur le site de Birka, en Suède.
Par ailleurs, dans plusieurs sagas (saga Vatnsdæla, saga Vopnfirðinga…), il est fait mention de l’usage de pierres plates placées sous les vêtements pour se protéger.
Le bouclier
Dans un premier temps, les boucliers vikings, dits "boucliers ronds" (rundskjold en vieux norrois), étaient des boucliers de type germanique, avec comme leur nom l'indique une forme circulaire d'un diamètre de 90 cm environ ou plus, et 1 à 3 cm d’épaisseur. Ils étaient faits de planches en bois de sapin, pin, saule ou tilleul. Un trou était pratiqué au centre afin de placer une poignée en fer protégée par un umbo également en fer.
Il existe une polémique sur la forme des boucliers à la fin de l'Âge Viking. Certaines traductions de sagas emploient les termes "extrémité" du bouclier ou "queue" du bouclier, ce qui suggère des boucliers allongés, voir en goutte d’eau, comme ceux représentés sur la tapisserie de Bayeux. À ce jour néanmoins, aucun vestige de cette forme de bouclier n'a été mis au jour lors de fouilles archéologiques.
Certains boucliers auraient pu être entièrement recouverts de cuir. Jusqu'à présent la seule certitude concernait le pourtour, car une série de petits trous en périphérie avait été observée par des archéologues sur des vestiges de boucliers. Depuis 2019, des chercheurs ont pu établir que les boucliers des Vikings étaient entièrement recouverts de cuir tanné, et dans une moindre mesure de cuir brut, de génisse, de veau et le plus souvent d'agneau afin de les rendre plus résistants et augmenter leur durée de vie. (cf. Les boucliers vikings ont enfin livré leurs secrets de fabrication)
Des pigments retrouvés sur des boucliers dans des bateaux tombes suggèrent qu’ils étaient peints plutôt que recouverts entièrement de cuir. Ces peintures auraient essentiellement eu une fonction rituelle, cérémonielle. À en croire les saga, les motifs pouvaient parfois être très complexes.
Il est possible que les boucliers aient possédé une lannière pour pouvoir être portés dans le dos ou sur le côté, tel que les sagas en font parfois la description. À bord des navires, comme l'a démontré le célèbre bateau de Gokstad, les boucliers étaient accrochés au bordage, protégeant de la sorte les rameurs.
Le scramasaxe est une épée à lame courte appartenant à la famille des armes blanches plurigermaniques (saxonne, franque, viking, etc), sans garde, à un seul tranchant - l’autre côté de la lame n’étant affutée qu’à son extrémité (dernier tiers de la lame environ). Il mesure entre 20 cm et 1 m de long. Le scramasaxe était généralement porté dans un fourreau suspendu horizontalement à la ceinture.
L'épée à une main ressemble à la spatha romaine, avec des quillons plus développés et un pommeau assez volumineux. La lame à simple ou à double tranchant mesurait jusqu’à 90cm. L’épée était précieuse car le fer était rare, donc cher. Cette arme était tellement complexe à fabriquer que seulement quelques forgerons très spécialisés étaient capables d'en réaliser; elle valait au moins une douzaine de vaches laitières, d'après les sources écrites, symbolisant par là-même un statut social élevé.
Plus tard, les lames d'acier homogène, importées probablement de la Rhénanie, comportaient des marques et des inscriptions incrustées telles que INGELRII ou +VLFBERH+T (Ulfberht).
Le pommeau et la garde sont souvent richement décorés, et de nombreuses épées reçurent des noms (cf. ci-dessous).
Les noms donnés aux épées d'après les sources écrites
Bastarðr ("bâtard")
Brynjubítr ("mordante de byrnie ")
Dragvandill (étym. inc.)
Fetbreiðr ("pied-large", "pied" comme dans l'unité de mesure)
Fjôrsváfi ("vie-prise"?)
Fótbítr ou Leggbítr ("mordante de pied / ou de jambe")
Gamlanautr ("don de Gamli")
Grásíða ("Gris-côté")
Grettisnautr ("don de Grettir")
Gunnlogi ("guerre-flamme, bataille-feu")
Hneitir (sens exact incertain, mais quelque chose comme "tranchante")
Hvítingr ("blanc-unique")
Jarðhússnautr ("cadeau" d'une salle souterraine)
Jôkulsnautr ("don de Jökull")
Kársnautr ("don de Karr")
Kettlingr ("chaton")
Kvernbítr (mordante de ?)
Lang (" long")
Laufi (apparemment de "feuilles")
Nadr (NC)
Níðingr ("vilaine", brise-trêve)
Skrýmir (étym. inc, mais peut-être "grande"; est aussi le nom d'un géant)
Skôfnungr ("tibia")
Sniðill ("serpette")
Sætarspillir ("brise-paix")
Tumanautr ("don" de Tumi)
Tyrfingr (épée magique que l'on dit être gainée de flamme)
Ættartangi (apparemment de la "famille Tang")
Ølvisnautr ("don de Ølvir")
Zoom sur l'épée Viking Ulfberht
Ulfberht est la transcription moderne du nom d'un modèle d'épée viking utilisée en Scandinavie du IXème au XIème siècle. Ces épées ont été forgées dans un acier dont la qualité n'a pas été reproduite en Europe avant la révolution industrielle. 171 épées ont été retrouvées, mais quelques dizaines seulement ont été reconnues authentiques.
Les plus anciennes datent de 850 environ. L'épée ci-dessus est une contrefaçon datant du XIème siècle. Le placement des croix grecques est un indicateur d'authenticité: en effet, sur une authentique, les croix sont placées de cette façon: +VLFBERH+T - contrairement aux copies qui sont annotées +VLFBERHT+.
Les épées portant la marque de fabrique ULFBERHT sont des épées de type X selon la typologie établie par Ewart Oakeshot . Elles se caractérisent par:
une lame d'une longueur moyenne de 80 cm parcourue par une gorge large et peu profonde
une poignée d'une longueur moyenne d'environ 10 cm
une garde généralement de section carrée, mesurant entre 18 et 20 cm.
Fabrication
On ne dispose que de peu d'informations sur la fabrication des épées Ulfberht. Des tests modernes ont montré cependant qu'elles auraient été fabriquées à partir d'acier au creuset produit en Orient et acheminé via la route commerciale de la Volga. L'acier au creuset est la forme la plus pure de l'acier. Les épées médiévales étaient forgées dans un acier mou (car plein de scories), contenant peu de carbone alors que les Ulfberht sont faites d'un acier contenant beaucoup plus de carbone et beaucoup moins de scories, ce qui leur conférait une dureté et une élasticité très supérieures. Elles résistaient ainsi bien mieux aux chocs sans se briser et il était plus facile de les extraire du bouclier d'un ennemi. Cette technique aurait été rapportée par les Vikings ayant voyagé en Asie centrale. À partir de ces informations, Richard Furrer, un forgeron américain contemporain, a fait une réplique d'une épée Ulfberht en 2012.
Usage
L'épée Ulfberht conférait à son porteur un avantage certain au combat et il est probable qu'elle ne fut possédée que par des chefs et une élite guerrière. Bien que similaires en poids (900 grammes) et taille aux épées ordinaires, leur durabilité était plus grande. Ces épées portaient sur le plat, à proximité de la garde, l'incrustation en fer « +VLFBERH+T » qui les distingue. Les copies de moins bonne qualité portent la variante "+VLFBERHT+ ". Ces épées avaient une plus grande résistance et une plus grande élasticité que les autres épées de leur temps, des qualités qui leur permettaient de pénétrer plus facilement la cotte de mailles et les rendaient plus facile à extraire du bouclier de l'adversaire sans se briser ni se coincer. L'épée Ulfberht conférait à l'assaillant une force de frappe supérieure et une plus grande mobilité après qu'il eut porté un coup à son adversaire.
La lance, lame de fer sur un manche en bois, était l'arme la plus fréquemment utilisée par le guerrier viking, soit comme arme de jet ( dans ce cas, le fer est parfois désolidarisé en retirant le rivet, pour éviter d’être renvoyée) ou comme arme d’hast dont la hampe pouvait aller jusqu’à 2 ou 3 mètres.
Les différents fers retrouvés font de 20 à 60 cm, et ont des formes très diverses, avec ou sans quillon.
La hache
Outil de travail au départ, les haches ont été développées avec de plus grands tranchants et des manches plus longs pour devenir de véritables armes de combat.
Les haches à long manche étaient utilisées à la place des épées, en particulier dans un combat ouvert. Quelques fers de hache, de riches Vikings nécessairement, étaient décorés avec des incrustations de métaux précieux, or et argent.
Certains fers de hache, appelés en vieux norroisbreiðöx ou breid-Ox ("large hache"), furent conçus avec un tranchant mesurant 45 cm alors que les premiers du début de l'Âge Viking ne faisaient que 7 à 15 cm.
Le bord de certaines haches est en acier trempé soudé à la tête en fer.
Les haches à double fers relèvent d'un développement tardif typique de la fin des Xème et XIème siècles. Comme le propriétaire d'une telle hache ne pouvait pas tenir un bouclier en même temps, il devait se tenir à l'abri derrière la ligne de front des guerriers, attendant le moment opportun pour fondre sur l'ennemi.
L'arc
Les arcs étaient utilisés principalement pour la chasse, mais ils furent aussi utilisés pour les combats à distance.
Les archers entamaient souvent les hostilités en lançant une pluie de flèches sur l'ennemi avant le corps à corps. Le recours aux archers est cité dans plusieurs sagas (saga de Njáll le Brûlé, saga Eyrbyggja…), pour la défense d’un point stratégique ou les combats nautiques (saga d’Olaf Tryggvason).
Les arcs étaient faits à partir de bois d’if, de frêne ou d’orme. En général, ils mesuraient de 1,5 à 2 m de longueur.
Il existe peu de découvertes archéologiques dans les sépultures de guerriers car les matières organiques qui composent un arc ne résistent pas à l'épreuve du temps. Seul 1 arc complet, en bois d’if et mesurant 1,92 m de long, a été trouvé dans la région de Haïthabu au Danemark, ainsi que des fragments de 6 autres arcs entre 1966 et 1969.
La fronde
Dans la saga Kjalnesinga, il est écrit que Bui Andríðsson n’a jamais porté d'autre arme que sa fronde qu’il emmenait partout avec lui. Il l’aurait utilisée en tant qu'arme létale à de nombreuses reprises.
Combats et stratégies
Les Vikings n'avaientpas d'armée professionnelle permanente,et la tactiquecomme la disciplinesemblent avoir étéassez rudimentaires.Ils nese battaient pas en formations régulières,mais lesliens de loyautéentre les hommes etleursseigneursauraient été solides, au point de permettre une certaine cohésion.
La formation aux armes des jeunes commencait par la chasse,le sport et sans doute des entraînements avant de partir en expédition. Les aspirants guerrierscherchaient à entrer auservice des corps armés les plus célèbresau sein desquelsils espéraientêtrerécompensés en se faisant un nom par leurs propres faits d'arme. Un chef de file avait besoin de faire la guerre fréquemment pour garder et maintenir sa puissance contre ses rivaux.
Avant la fin du XIème siècle, les Vikings se battaient principalement à pied. Leurs chevaux étaient petits et ils n'avaient aucune réelle cavalerie. Des sources documentaires rapportent que des chevaux étaient occasionnellement utilisés par des chefs vikings dans la bataille, mais généralement ils servaient plutôt de moyen rapide de transport jusqu'au champ de bataille où le cavalier démontait pour se battre.
Lors de la bataille, les jeunes guerriersformaient une ligne avecleurs boucliers qui se chevauchaient, afin de former un "mur de boucliers" pour protéger l'approche ou briser l'attaque des ennemis.Lescombattants plus expérimentés venaient en renfortderrière eux et leur chef étaitdéfendu parun garde du corps se tenantà proximité La bataille commençait alors en projetant Unelance lancée en directionde la ligne ennemie aurait donné le signal du début des combats tout en plaçant les guerriers sous la protection d'Odin. S'ensuivait une pluie delances, de flècheset autres projectiles.
Sice n'était passuffisant pourdécider de l'issue, chaque camp devait tenter une percéeet mettre en déroutel'opposant, capturer ou tuer leur(s) chef(s) si possible. L'une desmeilleures tactiques les plus efficientes pratiquées à l'Âge Viking était une formation en coinde 20 à 30 guerriers, pour charger la ligne ennemie et la traverser par le poids du nombre. Cette formation est connue sous le nom svinfylking, ou "formation du sanglier".
Lescélèbresberserkers pouvaient combattre au sein de telles troupes, et l'on estimait qu'Odin, ledieu de la guerre, leur donnaità la foisprotection et pouvoirssurhumains au point qu'ils n'avaient nul besoind'armure et qu'ils ignoraient la douleurdes blessures qu'ils recevaient. (cf. l'article: Berserkers, guerriers d'élite)
La Glíma, lutte viking
La glíma est la lutte traditionnelle islandaise dont l'origine remonte à l'Âge Viking.
Son nom signifie "éclair", mais c’est aussi une vieille expression scandinave voulant dire "se battre". La glíma est toujours pratiquée de nos jours, principalement en Islande.
Dans l’art de la glíma, la force n’est pas aussi importante que les compétences techniques et l’équilibre. Les combattants s’échangent des coups foudroyants et se frappent aussi bien avec les mains que les pieds. L’objectif est de faire tomber l’adversaire, mais le combattant qui a fait tomber l’autre doit se remettre debout le plus vite possible. Cet objectif illustre bien la vraie nature de la glíma. Sur le champ de bataille, aucun viking ne pouvait se permettre d’être immobile ou bloqué au sol sous peine d'être taillé en pièces par une épée, une hache de guerre ou écrasé par une massue.
De nos jours
Des démonstrations de cette forme de lutte furent exécutés lors des jeux olympiques de 1908 (Londres) et 1912 (Stockholm) par des équipes islandaises.
La fédération viking de glíma, dont le président et instructeur est Lars Magnar Enoksen, organise des stages dans des pays du monde entier et une compétition : le Glíma Combat Challenge.
Les incursions et les forteresses circulaires
Les différents typesd'engagement militairepouvaient aller de petitesquerellesfamiliales ou de raids entre clans, à des batailles rangées àgrande échelle.
Lors de la bataillede Stiklestaden Norvège, Saint-Olafet son armée de3600 guerriers ont été vaincuspar uneforce beaucoup plus importanteen 1030, et àAshingdon, dans l'Essex, le roi danoisKnut mit en déroute leroiEdmunden 1016. Lesplus grandes armées auraient été composées de 4 000à 7 000hommes. Ces armées étaient généralementdispersées aprèsune campagne et soit les guerriers retournaient àleur vie d'agriculteurs, decommerçants ou d'artisans, soit ils rejoignaient d'autres forces amées pour mener de nouvelles batailles.
Selon des sourcestelles quela Chroniqueanglo-saxonne,les Vikingsen campagne à l'étranger construisaient parfois des camps temporaires pour passer l'hiver. Un seulexemple anglaisa étéidentifié, àReptondans le Derbyshire. La grande arméedanoisequi était arrivée dans l'Est de l'Angleterre en 865 a trouvé refuge là,au coursde l'hiver873-874. En France, plusieurs camps d'hiver ont été identifiés d'après les chroniques et les annales, dont celui du camp de Péran à Plédran [cf. Sites vikings en France].
En Scandinavie, ce sont desforteresses circulaires qui furent construites vers lafin du Xème siècle, comme au Danemark avec Fyrkat,Trelleborg, Nonnebakken et Aggersborg, la plus grande, ou Borgring, découverte en 2014. Elles ont été édifiées selonune même conception et leurdiamètrevarie de120 à 240mde diamètre. Lesbâtiments qu'elles abritaientpouvaient, d'après les estimations,loger entre 6000 et9000 individus.Les chercheurs ont longtemps cruqu'il s'agissait de sortes de casernes bâties pour préparer les attaques vers l'Angleterre.Maisleur période de construction suggère plutôtqu'ellesétaient des centres royauxdéfensifs etadministratifs, probablement placés sous l'égide de Harald à la Dent Bleue qui souhaitait unifier le pays dans une périodede conflit avecl'Empire allemand. Elles n'auraient pas servi au-delà d'une trentaine d'années.
Rédaction, traduction et mise en page: Kernelyd. Créé le 25/02/2012 - Mise à jour le 17/06/2024
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Commentaires
1
david royer
Le 14/01/2023
Bonjour
merci pour votre travail tres complet. j'en profite pour lancer un appel : je réside à Frejus dans le var et suis à la recherche de partenaires pour la pratique du combat "haut moyen-âge / viking", avec grand bouclier rond, épée, hache, lance. auriez vous des contacts dans cette zone ? j'ai solicité la fédé AMHE qui n'a pas pu m'aider.
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ðrekki
Le 23/09/2017
Merci pour ce superbe article, le plus complet que j'ai pu trouver ! Je crois que j'ai passé une journée entière à chercher des noms d’épées viking, et voilà que j'en trouve toute une liste !