Au cours d'une sortie du dimanche à la plage de Svendborg, un groupe de promeneurs est tombé sur le crâne d'un homme dont la tête a été décapitée. Les analyses réalisées au SDU (Université du Danemark du Sud) ont montré qu'il date de l'époque des Vikings.
C'est le long de la plage de Lehnskov, près de Svendborg, que les promeneurs ont aperçu quelque chose qui sortait du sol. Quand ils ont vu que cela ressemblait à un crâne, ils ont contacté la police .
La police a appelé le coroner d'astreinte, mais étant donné qu'il s'agissait d'un crâne sans peau ni cheveux, le coroner en a déduit qu'il fallait faire appel à un anthropologue. C'est ainsi que Dorthe Pedersen Dangvard, anthropologue médico-légal du département d'Anthropologie à l'Institut de Médecine légale de l'Université du Danemark du Sud, s'est rendue sur le site.
Un guerrier décapité
Bien que Dorthe Pedersen Dangvard et ses collègues fassent partie de l'Institut de Médecine légale, il est rare que l'on est recours à leur expertise sur le terrain. D'abord, parce qu'il n'y a pas beaucoup de découvertes de personnes décédées non identifiées. Ensuite, pace qu'il est encore plus rare de tomber sur des os, des crânes et des squelettes.
"J'ai rapidement pu voir qu'il s'agissait d'un crâne ancien qui gisait sur le sol dans la forêt. Il est généralement difficile d'évaluer l'âge des ossements, mais ici ils étaient lisses et l'usure des dents importante, sans prothèse dentaire moderne tels que des plombages" a expliqué Dorthe Pedersen Dangvard.
D'autres analyses ont indiqué que le crâne appartenait à un homme entre 40 et 55 ans. Le crâne a été endommagé à la fois au niveau de la tempe et de la pommette, ce qui suggère que l'individu a été blessé lors d'un combat. Une entaille nette dans le cou prouve que le défunt a été décapité.
L'analyse au carbone 14 a permis de déterminer que le crâne date d'il y a environ 1200 ans et qu'il est donc viking.
"Nous avons donc à faire à un guerrier viking décapité", a conclu Dorthe Pedersen Dangvard. Ici se termine donc la piste du mystérieux crâne. Car sans le reste du corps, impossible de recueillir plus d'informations. L'épine dorsale n'a pas été retrouvée lors de l'extraction du crâne, mais il est probable que le reste du squelette est enterré quelque part dans les environs.
D'autres fouilles prévues pour résoudre le mystère de Lehnskov
Le Musée de Svendborg a obtenu l'autorisation de lancer un chantier de fouilles qui aura lieu au printemps 2017.
"Le site peut contenir le reste du corps, mais on ne peut guère de parler de cimetière ou de lieu de sépulture de l'époque des Vikings. Il s'agit d'une découverte plutôt atypique. C'est dans une zone très humide où l'on ne devait pas normalement enterrer les gens à l'époque des Vikings. Notre première visite sur le site de la découverte nous donne des raisons de croire que le crâne ne se trouve pas "in situ", à savoir sur la scène du crime", explique Per Orla Thomsen, archéologue du Musée de Svendborg.
Il suppose que le crâne a été emporté à un moment où l'on a creusé un canal de drainage. S'il y a d'autres parties du squelette sur le site, elles peuvent être relativement dispersées. Comme il n'y a pas de tombe, il est difficile de deviner où elles peuvent se trouver et si l'individu est d'ici ou d'ailleurs.
Une remarquable pièce de bois a été mise au jour de manière fortuite à Wijk bij Duurstede, dans la province d'Utrecht. Elle pourrait provenir d'un navire viking du IXème siècle.
La découverte a eu lieu le mercredi 18 Mars 2026 lors de travaux de terrassement pour la construction d'un nouveau réseau d'égouts et de drainage. L'œil averti de Danny van Basten, archéologue amateur et bénévole à ArcheoTeam Wijk bij Duurstede, a immédiatement perçu la valeur potentielle de la pièce de bois travaillé qui émergeait du sol, ce qui a conduit à la consultation de spécialistes de la Viking Ship Management Foundation et du Musée de Dorestad.
Le charpentier naval et expert Kees Sterrenburg a pu déterminer, en se basant sur la forme, les encoches et la qualité de la facture, qu'il s'agissait probablement d'un élément de charpente d'un navire.
Compte tenu de sa localisation et des fragments de poterie retrouvés à proximité, les archéologues pensent que le navire pourrait dater de l'époque carolingienne, entre le VIIIème et le IXème siècle.
Une pièce de monnaie nordique en argent datant de la fin de l'Âge Viking a été découverte dans le Maine en 1957. Depuis lors, la question se pose de savoir si les Vikings ont atteint cette région de l'extrême nord-est des États-Unis.
Des archéologues ont mis au jour une fosse commune de l'époque viking contenant les restes en partie démembrés de dix individus, au sud-est de Cambridge, en Angleterre. Cette fosse, qui renfermait également le squelette d'un homme de très grande taille ayant subi une trépanation, pourrait être un témoignage des conflits du IXème siècle entre Saxons et Vikings.
C'est dans le cadre d'une fouille de formation effectuée par des archéologues et des étudiants en licence d'Archéologie de l'Université de Cambridge que des victimes d'une bataille ou d'une exécution datant du IXème siècle de notre ère ont été découverts dans une fosse commune au printemps 2025.
Le site se trouve à environ 5 km au sud de Cambridge, dans une région qui représentait à cette époque une 'zone frontière' dans le conflit entre le royaume de Mercie, dirigé par les Saxons, et le royaume d'East Anglia, conquis par les Vikings vers 870.
Lors des investigations qui ont duré jusqu'à l'été de la même année, les restes de 10 individus ont été dénombrés d'après le nombre de crânes. Parmi eux se distinguent au moins une victime de décapitation et un homme, d'une taille extrêmement grande pour l'époque, dont la boîte crânienne a été trépanée.
Une butte sur la côte ouest du comté de Cumbria va bientôt faire l'objet d'investigations archéologiques. Elle pourrait abriter la sépulture d'un redoutable et célèbre chef de guerre qui dirigea la conquête du Danelaw en Angleterre à la fin du IXème siècle, nommé Ivar Ragnarsson, dit "Ivar le Désossé".
Peu de temps après son arrivée en Angleterre à l'automne 865, Ivarr inn Beinlausi (son nom en vieux norrois), fils du légendaire Ragnar Lothbrok, prit la tête de la Grande Armée païenne dont il confiera le commandement à partir de 869 à ses fréres Halfdan et Ubbe.
L'hypothèse selon laquelle il aurait émigré ensuite en Irlande ne repose que sur la confusion avec un autre personnage historique, Ivarr de Dublin, fondateur de la dynastie des Uí Ímair. Ce qu'il devint et la date précise de sa mort restent donc inconnus à ce jour.
Sa tombe non plus n'a jamais été retrouvée. Mais les recherches menées par l'archéologue Steve Dickinson le porte à croire qu'Ivar a été enterré avec son navire dans un lieu appelé "le tertre du roi", dont il est fait mention dans une saga.
Un chercheur norvégien a évalué à près d'un milliard le nombre de pièces de monnaie du califat islamique qui auraient afflué vers le monde viking en 150 ans. L'argent dont elles sont faites incarne, selon lui, une des forces motrices de l'Âge Viking.
Aujourd'hui, Teisen, à Oslo, est un quartier résidentiel classique avec de petits immeubles et des maisons individuelles. Mais pendant des siècles, ce fut une région aux terres agricoles fertiles.
Il est donc probable que ce soit un fermier de Teisen qui ait enterré ici un important trésor d'artefats en argent quelque temps après l'an 919 de notre ère - date figurant sur la plus récente des pièces de monnaie mises au jour, rapporte le Musée de l'Âge Viking.
Ce trésor mis au jour en 1844 comprend, comme tant d'autres, non seulement de nombreuses pièces d'argent avec des inscriptions arabes, appelées dirhams, mais aussi des bijoux finement ouvragés et des lingots entaillés qui pourraient tous avoir été façonnés à partir des monnaies islamiques.
Une tombe de l'époque viking remarquablement bien conservée a été mise au jour à Val, près de Bjugn, dans le comté de Trøndelag. Les archéologues s'attellent désormais à l'étude du matériel osseux et des objets funéraires afin de tenter de résoudre l'énigme que représente la femme enterrée là.
C'est grâce à la découverte, plus tôt dans l'année, d'une broche tortue par un amateur de détection de métaux, Roy Søreng, que les archéologues du Musée des Sciences de l'Université norvégienne des Sciences et de la Technologie (NTNU) et du Conseil du comté de Trøndelag ont pu localiser la sépulture.
Ces derniers avaient déjà mis au jour, quelques mois seulement auparavant, un squelette exceptionnellement bien conservé datant du VIIIème siècle sur le même terrain. La découverte de Søreng les a donc incités à explorer de nouveau le site - avec succès.
"La tombe de l'époque viking renferme ce que nous pensons être la dépouille d'une femme, inhumée avec des vêtements et des bijoux typiques de cette période, datant du IXème siècle. Cela laisse supposer qu'il s'agissait d'une femme libre, probablement mariée, peut-être une femme au foyer travaillant dans une ferme", explique Raymond Sauvage, ingénieur principal au département d'Archéologie et d'Histoire culturelle du musée.
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