Complètement unique dans sa conception et sans précédent dans l'Archéologie danoise, c'est une découverte extraordinaire de la période viking qui a été mise à jour à Toftum Naes dans le Jutland central.
Sa construction daterait d'il y a 1300 ans environ, soit du tout début de l'Âge Viking au Danemark. Le site se trouve dans le Jutland Central, à environ 15 kilomètres à l'ouest de Viborg. La vallée de la rivière Ådal passe à proximité, reliant la région au bras de mer de Limfjord, une voie très importante pour le commerce et le transport de marchandises de l'époque.
Elle mesurait environ 10 mètres de haut et était soutenu par de grands et lourds poteaux tout autour. "Elle était visible de loin. Quand on arrivait, cela devait être comme une sorte de point de repère impressionnant indiquant qu'un grand homme vivait là. Elle est unique jusque dans sa conception et a dû exiger beaucoup d'efforts. J'aimerais bien savoir comme leur est venue cette idée", a déclaré l'archéologue Kamilla Fiedler Terkildsen qui est conservatrice au Musée Viborg.
Une découverte archéologique inédite au Danemark
A l'automne 2014, Kamilla Fiedler Terkildsen et ses collègues du Musée Viborg se sont retrouvés au beau milieu des fouilles d'un site de l'Âge Viking à Toftum Næs et ils ne pouvaient vraiment pas en croire leurs yeux. S'ils en avaient su davantage, ils auraient pu affirmer d'entrée qu'ils venaient de trouver une tour de l'époque des Vikings; mais pour cela il aurait fallu qu'il y ait eu des tours à l'époque des Vikings... Or, il n'en a jamais été trouvées auparavant au Danemark.
Kamilla Fiedler Terkildsen a contacté le Musée National afin d'obtenir une expertise sur cette découverte spectaculaire.
"Ils m'ont appelé et m'ont demandé si je n'avais jamais rien vu de tel. Et c'était le cas", a rapporté le Dr Mads Dengsø Jessen, archéologue au Musée national, qui a aidé Kamilla Fiedler Terkildsen à mettre au jour la tour et qui vient de publier avec elle une étude à ce sujet.
De nombreuses découvertes
La tour faisait partie de l'entrée d'un grand domaine aristocratique de l'époque des Vikings où, selon toute vraisemblance, a vécu un grand homme puissant. Voilà qui présageait de riches découvertes sur le site, dont plusieurs halles impressionnantes qui ne se trouvent que dans quelques autres zones dans le Jutland.
De la monnaie et des bijoux montrent que le site a connu des contacts bien au-delà du Jutland et du Danemark, jusqu'en Europe occidentale.
Les archéologues ont également trouvé un lieu de culte clos - une sorte de bâtiment de cérémonie - où a probablement eu lieu divers rituels.
Pourtant, selon Kamilla Fiedler Terkildsen, la tour qui se démarque nettement est le point le plus crucial. "Le site est en soi particulièrement fascinant et l'un des seuls exemples du pouvoir d'un grand homme dans la région, mais nous insistons ici sur la tour, car les autres sites n'ont pas cela. "
Une tour pour observer à l'intérieur
La tour de Toftum Naes date du VIIIème siècle, et été érigée au tout début de l'Âge Viking, même si elle appartient officiellement à la période de la fin de l'Âge du Fer [la fin de l'Âge du Fer commence autour de l'an 400 et est la période de l'histoire du Danemark qui mène directement à l'époque des Vikings]. L'occupation du site dans son ensemble s'est prolongée cependant jusqu'à l'an 1000 environ.
Les découvertes indiquent clairement qu'il s'agit d'un lieu aristocratique, et cette interprétation est renforcée par la seule présence de la tour. Cela a dû être coûteux et difficile à construire. Aussi, les archéologues sont intrigués par le fait que les gens de l'époque se sont donnés beaucoup de mal alors que l'on pouvait à peine la voir, du moins pas en arrivant de l'extérieur. Mais ce n'était sans doute pas le but.
"Il faut s'élever de plusieurs mètres au-dessus du sol afin de voir tout le chemin en direction de Viborg, ce que nous avons d'abord pensé, bien sûr, qu'ils cherchaient à faire. Cela ne se peut pas avec une hauteur de 10 mètres, qui n'offre qu'un petit angle de vue", explique Mads Dengsø Jessen.
Des travailleurs sous haute surveillance
Tour, halles et lieu de culte se trouvent en hauteur sur la partie sud du site. Les archéologues n'ont pas encore eu l'occasion de fouiller toute la partie nord où se trouvent les maisons-fosses, ces petits bâtiments semi-enterrés qui servaient d'ateliers ou de pied-à-terre [ cf.L'habitat des Vikings]. Mais ils savent, grâce à la vue aérienne des tranchées et aux mesures du géoradar, qu'elles sont bien là.
Grâce à la trigonométrie, ils ont été en mesure de découvrir que, de la tour, il était possible de voir tout l'espace occupé par les maisons-fosses et la vallée de la rivière.
D'après Mads Dengsø Jessen: "vous n'étiez pas en mesure de voir très loin, mais vous pouviez voir et surveiller la totalité de la vallée, ce qui n'est pas possible en se tenant juste debout sur le terrain. Donc, la question est de savoir si les maisons-fosses étaient des ateliers, des résidences ou bien les deux. Mais on pourrait imaginer que le commanditaire avait des travailleurs sur le site sur lesquels il voulait garder un oeil".
Des esclaves comme main d'oeuvre
Selon l'étudiant en doctorat Torben Trier Christiansen, qui a travaillé sur des découvertes dans toute la région de Limfjord, la construction de la tour a probablement été initiée par un grand homme particulièrment intelligent qui devait relever un défi spécifique, à savoir la façon dont il pouvait surveiller ses 'ouvriers'. Ces derniers étaient peut-être des esclaves.
"Cela se passe à un moment où nous savons que les esclaves sont devenus une marchandise. Des sources littéraires en provenance de l'Europe du Sud indiquent comment les Vikings enlevaient des captifs au cours de leurs nombreux raids, comment les Vikings ont participé avec enthousiasme au commerce des esclaves, et la question est de savoir si oui ou non ce phénomène assez répandu a fourni des esclaves employés pour la main d'oeuvre. Si tel est le cas, il pourrait y avoir une raison et une incitation à un contrôle local extrême."
D'autres endroits ont connu le même problème
Torben Trier Christiansen imagine que la tour représente une solution très locale à un problème que plusieurs autres endroits ont aussi rencontré.
Même s'il n'était pas présent lors des fouilles à Toftum Naes, il a identifié dans la région un grand nombre de bâtiments dans le cadre de son doctorat en archéologie du Moyen-Âge et de la Renaissance, à l'Université d' Aarhus.
"Par conséquent, je la perçois comme une avancée évidente vis-à-vis de la façon dont les autres places fortes auraient tenté de résoudre le problème. Sur le site de Sebbersund, il y a aussi des exemples de maisons-fosses comme à Toftum Naes, mais rien de comparable à la tour. D'autre part, il y a une pente très marquée, et si vous aviez placé là deux gardes, ils auraient pu avoir la même fonction".
Une architecture remarquable
"Elle présente une architecture incroyablement remarquable qui constitue un investissement massif en main-d'œuvre et en matériaux. C'est une importante découverte, très exhaltante à mes yeux, parce qu'ici il y a des preuves tangibles d'un problème, que l'on peut supposer avoir été supérieur à celui rencontré à d'autres endroits", a expliqué Torben Trèves Christiansen.
Mads Dengsø Jessen croit aussi que l'on devrait se méfier de penser à cette place forte comme à une petite enceinte isolée du reste du monde. Il y avait un vaste commerce et une conscience du monde. "On sous-estime toujours ce qu'ils savaient sur le monde autour d'eux à l'époque. On pense qu'ils ne savaient pas grand chose les uns des autres, mais bien sûr, c'&tait le contraire"
Une quantité record d'argent a été mise au jour par un amateur de détection de métaux dans la région du Päijät-Häme, au sud de la Finlande. Il s'agit à ce jour de la plus importante découverte dans le pays datée de la fin de l'Âge du Fer, c'est-à-dire l'époque viking.
Le jeudi 3 septembre 2026, Kalle Lappinen, passionné de détection de métaux, a découvert les premières pièces d'un important trésor monétaire en argent dans la forêt près de la petite ville lacustre de Sysmä.
"Au début, il y a eu un sentiment d'incrédulité. On déterre tellement de choses d'après des signaux provenant de gisements métalliques que lorsqu'on finit par trouver un réel objet, c'est toujours une petite surprise. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des trouvailles sont des déchets ou des gisements métalliques", a confié le découvreur.
Dès le lendemain, Esko Tikkala, archéologue au musée régional de Lahti, a inspecté le site et supervisé la récupération du trésor.
Un danois de Rebild, dans le Jutland du Nord, a fait une découverte spectaculaire alors qu'il aménageait une terrasse dans son jardin : plus de 18,5 kilos d’argent enfouis dans le sol. Il s’agit du plus important trésor d’argent de l’époque viking jamais trouvé au Danemark.
Ce trésor est presque trois fois plus important, a déclaré le Nordjyske Museer (Musée historique du Jutland du Nord) dans un communiqué de presse, que le plus grand trésor d'argent de l'Âge Viking découvert à ce jour dans le pays - le trésor de Terslev, d'un poids d'environ 6,5 kilogrammes, sur l'île de Seeland en 1911.
Caché dans le sol dans un récipient en argile au cours du IXème siècle, le trésor de Rebild se compose d'environ 700 objets et divers morceaux d'argent. Parmi de nombreux lingots, se trouvent également des bracelets, 47 pièces de monnaie entières et des pièces découpées, ainsi qu'un petit marteau de Thor.
"Cette découverte est capitale pour notre compréhension de l'Âge Viking au Danemark. Non seulement en raison de son importance, mais aussi parce que ce trésor illustre parfaitement le rôle de l'argent comme symbole de richesse et moyen de paiement à cette époque. C'est comme découvrir un coffre-fort de l'époque viking", a déclaré Torben Sarauw, responsable du patrimoine culturel et archéologue au Nordjyske Museer.
La tombe d'une femme du VIIIème siècle a été mise au jour par Arkæologi Vestjylland à Skonager, dans le Jutland occidental. Les dents et les fragments de tissu, exceptionnellement bien conservés, pourraient révéler de précieuses informations sur la tenue qu'elle portait et d'autres aspects de la vie à l'époque viking.
La sépulture ARV 661 se trouve à Skonager, une localité rurale près de la ville de Varde. Il s'agit de la tombe d'une femme enterrée dans un cercueil placé dans une fosse, sa tête reposant sur un coussin de pierre.
Mais le plus remarquable, ce sont deux broches en bronze ou en argent, appelées broches tortues, découvertes avec plusieurs fragments de tissus. Lise Ræder Knudsen, spécialiste des textiles anciens, est en charge de l'analyse des textiles, avec le soutien de la Fondation Agnes Geijers.
Une équipe d'archéologues polonais et danois mène sa deuxième campagne de fouilles au pied de la Colline d'Argent, au nord de l'ancienne Wolin. Leur objectif, entre autres choses, est de déterminer le rôle des Vikings dans la fondation de la ville et de localiser l'emplacement du port de Wolin au début du Moyen Âge.
Différentes parties de Wolin, en Poméranie Occidentale, font l'objet de recherches archéologiques depuis près de 200 ans. Les premières fouilles remontent à 1828.
Bien que les scientifiques connaissent bien l'histoire de ce lieu, de nombreuses anciennes hypothèses peuvent désormais être vérifiées et de nouvelles peuvent voir le jour grâce aux méthodes de datation plus précises et à la possibilité de réaliser, par exemple, des études isotopiques.
Les travaux de l'été 2026 s’inscrivent dans la continuité d’un projet de recherche triennal lancé l’année dernière par des scientifiques de l’Institut d’Archéologie et d’Ethnologie de l’Académie polonaise des Sciences (IAE PAN) et de l’Université d’Aarhus (AU).
Le Manx National Heritage a annoncé le retour d'une croix millénaire, ornée d'une inscription runique, dans son lieu d'exposition. Considérée comme l'un des plus remarquables monuments du haut Moyen Âgede l'île de Man,les travaux de conservation ont fourni l'opportunité d'en apprendre davantage à son sujet.
La croix d'Osruth, un monument du Xème siècle décoré de sculptures de l'époque viking et d'une inscription runique encore visible aujourd'hui, a été réinstallée fin juin 2026 à l'intérieur de la chapelle royale de St John's, près de Tynwald Hill.
Pour Christopher Weeks, responsable de la conservation et de la préservation des collections du Manx National Heritage (MNH), le projet concernant la croix d'Osruth visait à protéger tout un pan essentiel de l'histoire de l'île. "Il s'agit de l'une des plus importantes des quelques 200 croix mannoises que nous possédons.", a-t-il déclaré.
Un vaste site datant de l'Âge Viking a été fouillé à Søften par des archéologues du Musée Moesgaard. Leurs découvertes font état d'un important complexe de productions artisanales spécialisées qui ont, selon toute vraisemblance, servi à approvisionner Aarhus en textiles et objets divers.
Le site se trouve dans le Jutland central, à 10 kilomètres au nord d'Aarhus et à 4 kilomètres de Lisbjerg où, en 2025, de riches tombes étroitement liées à la cité d'Aros - le nom originel d'Aarhus qui était à l'époque le centre du pouvoir royal et une place commerciale internationale- ont été mises au jour par une équipe du Musée Moesgaard [Lire sur Idavoll: Un site funéraire aristocratique de l'époque viking découvert au nord d'Aarhus].
En 2024, à seulement 5 kilomètres environ de Søften, un trésor d'argent datant de l'époque viking a été découvert en 2024 par un jeune étudiant à Elsted [Lire sur Idavoll: Un trésor d'argent de l'Âge Viking découvert près d'Aarhus].
Désormais, c'est toute une zone d'activité dédiée à la transformation du lin, ainsi qu'un grand nombre de maisons semi-enterrées qui ont été mises au jour à Søften entre août 2025 et juin 2026.
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