Un petit navire de guerre
L'association s'est fixée comme objectif de retracer l'histoire fluviale du Scorff et de construire un authentique bateau viking de type snekkja: la réplique du Skuldelev 5. C'est l'un des bateaux du XIème siècle, découverts en 1962 dans le fjord de Roskilde au Danemark.
Ce petit navire de guerre mesure 17,30 m de long et 2,50 m de large et peut embarquer à son bord un équipage de 30 hommes. L'original est fait d'un mélange d'essence (chêne, pin et frêne) et sa voile, dont la surface est estimée à 46 m², le propulsait à une vitesse maximale de 15 nœuds.
"On va essayer de faire de l’archéologie expérimentale, et donc vraiment de procéder avec les méthodes de l’époque et avec des outils se rapprochant également le plus possible de l’époque", précise Nicolas Pirot.
Mise à l’eau en 2025 ou 2026
Fin Août, l'association s'est d'abord attelée à débroussailler les quelques 700m² du site qui doit accueillir le futur chantier naval, sur la rive du Scorff, près du manoir de Saint-Urchaut. La construction du bateau devrait débuter en 2021.
"Le but autour de tout ça est qu’il y aurait donc cette construction, mais aussi des expositions, des conférences sur les Vikings et la Bretagne du Xème siècle et quand même une petite fête une fois par an", sourit Nicolas Pirot.
Le chantier, colossal d'après les estimations de l'association, nécessitera près de 20 000 heures de travail, pour une mise à l’eau en 2025 ou 2026.
Un chantier participatif
D’ici là, les membres de Porzh Ar Vran vont présenter le dossier au Festival des Aventuriers de la Mer, du 7 au 11 octobre 2020, à Lorient. Les partenaires du festival accompagnent le développement des projets les plus prometteurs en terme d'innovation et de respect de l'environnement, retenus par le jury du Prix des Initiatives maritimes.
L'association prévoit d'ores et déjà un financement par étape. La première va consister à acheter les plans du bateau au Musée de Roskilde pour pouvoir lancer le chantier.
"On accueille toutes les bonnes volontés. Pour le moment sur les réseaux sociaux, ou au récent forum des associations, il y a de l’emballement, les gens ont l’air de vouloir nous accompagner dans le projet. Des charpentiers ou menuisiers de formation, des calfateurs sont intéressés, tout comme des novices qui veulent nous rejoindre et qui ne connaissent pas du tout le milieu viking et d’autres qui sont déjà dedans et qui nous apportent aussi une caution historique."