Le 03/09/2016
Marianne Moen est une archéologue féministe qui travaille actuellement sur son projet de doctorat à l'Université d'Oslo. Avec un diplôme de premier cycle en Archéologie à l'Université d'Edimbourg en 2005, elle a vécu et travaillé dans divers domaines durant un certain nombre d'années, à la fois au Royaume-Uni et en Norvège, avant de revenir à son principal centre d'intérêt: l'archéologie. Avec les perceptions et les représentations du genre comme objet de recherche, son travail actuel cible la théorie du genre dans les pays scandinaves à l'époque Viking. Voici son propos:
Qu'est-ce qui rend une femme dangereuse 1000 ans après sa mort ?
Quel genre de menace peut vraiment faire peser le squelette incomplet d'une femme inconnue ? À en juger par le traitement académique de la double sépulture féminine de l'Âge Viking trouvée à Oseberg en Norvège, la réponse semble être tout à fait essentielle. Assez au moins, pour qu'en 100 ans depuis la fouille de la sépulture, le débat universitaire, quant à lui, se soit centré sur la recherche d'explications et des interprétations qui convergent presque toutes vers un objectif commun, éliminer les deux femmes de tout exercice du pouvoir politique et les placer en dehors de la sphère publique. L'enquête sur les raisons qui se cachent derrière cela révèle un réseau complexe de partialité et de préjugés, tant conscients qu'inconscients.